Créée en 1997, par Giba Gonçalves, brésilien de Bahia, la batucada “Batala” regroupe une cinquantaine de percussionnistes qui interprètent les rythmes chaloupés du Nord-Est brésilien. Il y a 10 ans encore, il fallait aller jusqu’au Brésil pour croiser ces formations de percussionnistes de rue que l’on appelle “Batucadas”. Giba Gonçalves est “directeur de la bateria”. C’est lui qui dirige les percussionnistes et compose les morceaux.

Aujourd’hui “Batala” tape le macadam de toutes les grandes villes de France et d’Europe, participant joyeusement aux animations culturelles de plein air (fêtes de quartier, carnavals de rue, festivals...) mais aussi sur scène ou lors de soirées privées. Avec un tout petit tambour vissé à la ceinture ou une grosse caisse qui cogne contre les genoux, “Batala” défile en dansant sur des rythmes trépidants, en bande de 15, 20, parfois 50 personnes. Les percussions viennent de la tradition africaine présente au Brésil.

Non seulement elles symbolisent fièrement l’africanité de la culture brésilienne, mais elles font aussi danser les foules au grand jour. En France, la vogue des batucadas s’explique par un attrait visiblement contagieux pour la culture brésilienne, à la fois festive, engagée, spirituelle et généreuse.
 

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