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Dans les plantations, les esclaves se réunissaient entre eux le dimanche,
jour de congé, pour danser leurs danses de "nations". Le batuque était une
danse que les Noirs d'Angola et du Congo exécutaient en cercle, réalisant
des pas, frappant du pied, les yeux fixés au sol, en marquant le rythme par
des battements de mains et par des instruments de percussion.
En 1807, les autorités coloniales interdirent les fêtes noires. Puis, ce fut
l'église qui, en 1840, renia les défilés d'origine africaine.
Au début du siècle, à Belém, capital de l'état du Pará au Brésil, des cultes
métissés se diffusèrent et acquirent le nom général de "batuques". Des
chants sont adressés à diverses divinités dont Exu (Dieu Yoruba) et les
danses sont rythmées par des tambours, des gongs, des xeques-xeques (tubes
remplis de graines que l'on secoue) et des gourdes secouées.
Il existe plusieurs variantes de "batuque" dont entre autre la batucada. Le
mot "batuque" s'applique encore à 2 autres types de cultes: l'un d'Amazonie,
l'autre du Rio Grande do Sul. Il désigne aussi aujourd'hui, comme son
homonyme "batucada", des musiques fortement percussives et improvisées.
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